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Total, comment les appareils ont cassé un mouvement d’ampleur
Dans notre précédent article sur le mouvement de grève général des Total de la mi-février, CL-CGT affirmait son soutien plein et entier aux salariés en lutte de toutes les raffineries en France pour empêcher la fermeture de la raffinerie des Flandres à Dunkerque.
Pour CL-CGT, les Total montraient la voix aux travailleurs assommés par les vagues successives de licenciements, en prouvant que seule l’action de masse par la grève généralisée pouvait assurer efficacement la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs, bref que seul le syndicalisme de classe et de masse était le syndicalisme gagnant.
Or, après une semaine de conflit exemplaire qui menaçait de faire tâche d’huile, car les salariés d’Exxon-Mobil menaçaient de rejoindre le mouvement, les délégués CGT nationaux de Total et la fédération CGT de la chimie appelaient à la reprise du travail, suite aux négociations avec la direction et aux garanties obtenues.
Mais alors de quelles garanties s’agissait-il ? Mais de la garantie donnée par la direction de ne fermer aucune raffinerie en France pendant 5 ans… à l’exception de celle de Dunkerque !
Fasse aux cris de colère et d’écœurement des salariés des Flandres qui se sont vus ainsi « vendus » et aussi à l’amertume des grévistes des autres sites qui voyaient qu’avec un tel rapport de force, on pouvait gagner, les délégués CGT ont tenté de faire diversion en assurant qu’il ne s’agissait là que d’une « suspension » du mouvement, « jusqu’au 8 mars » où un CCE extraordinaire allait évoquer le cas de la raffinerie de Dunkerque.
Le fameux coup de la suspension du mouvement, le même qu’on avait fait aux cheminots en 2007 pour négocier dans les bureaux parisiens la liquidation des régimes spéciaux de retraites. Car il ne faut pas être devin pour comprendre qu’à cette réunion du 8 mars, la direction n’allait pas se gêner pour annoncer la fermeture des Flandres, dont la production était déjà suspendue depuis septembre 2009, ce qui était évident dans le texte même de son « engagement » !
Et les délégués CGT (de concert avec la fédé de la chimie) ont eu beau jouer les vierges effarouchées après l’annonce de la fermeture de la raffinerie de Dunkerque lors de la fameuse réunion du 8 mars, aucun nouvel appel à la grève n’a été lancé pour reprendre le mouvement dans les autres sites de France, donc pour la suspension on repassera !
Ah si, pardon, la CGT du groupe Total a lancée une procédure judiciaire contre la direction de l’entreprise pour « délit d’entrave » (la direction doit trembler !) et les syndicats CGT de la branche pétrole ont appelé à une grève de 24 heures dans toutes les raffineries françaises pour… le 15 avril !
Voilà comment on casse, par le haut, un mouvement puissant qui venait de la classe et qui se donnait les moyens pour gagner, par l’engagement d’un rapport de force favorable aux salariés.
Voilà comment les appareils payent leur « rançon » au patronat et au gouvernement, ils sabotent sciemment les mouvements sociaux et assurent ainsi la « paix sociale », en échange du fauteuil « d’interlocuteurs privilégiés » et de « partenaire sociaux responsables », c’est ce que Continuez la CGT appellent la dérive vers un syndicalisme de collaboration de classe et c’est que qu’elle combat pour promouvoir le renouveau du syndicalisme de lutte de classe et de masse.
Faisons entendre notre voix : Tous ensemble, mobilisation générale contre la casse industrielle et pour l’interdiction des licenciements !
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APPEL NATIONAL A COMITÉ DE SOUTIEN
La grève des salariés de TOTAL à Dunkerque a démarré le 12 janvier à l’appel des syndicats SUD, CGT et FO de la Raffinerie des Flandres.
Cette grève ne doit pas, ne peut pas rester isolée.
Lutte contre les licenciements : Les salariés de TOTAL montrent la voie !
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CL-CGT appelle à participer activement au rassemblement de lutte pour la défense des Total de Dunkerque
RDV à 12h lundi 8 mars au 24 cours Michelet 92 Puteaux, M° : Esplanade de la Défense.
Attention : ce n’est pas le siège de Total, place de la Coupole à côté du CNIT.
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Communiqué CL-CGT
Continuez la CGT adresse aux travailleurs en lutte des raffineries du groupe Total sa solidarité de classe et son soutien militant.
En effet, suite à l’annonce par les dirigeants du groupe Total de la fermeture prochaine de la raffinerie des Flandres, se sont les salariés de l’ensemble des 6 raffineries que compte le groupe dans le pays, qui sont en grève illimitée depuis la semaine dernière.
Alors que les salariés de la raffinerie des Flandres (en grève depuis près d’un mois) menacent de « prendre le contrôle de la production »
Lire la suite en pièce jointe :
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Total : les raffineries bloquées en France
Les expéditions de produits pétroliers sont bloquées dans toutes les raffineries françaises de Total en raison d’un mouvement de grève débuté mercredi matin pour 48 h.
Total a également fait savoir qu’un certain nombre de ses dépôts étaient en grève et que les raffineries produisaient au débit minimum.
"Le groupe a pris ses dispositions pour que cela n’ait pas d’impact significatif à ce stade sur l’approvisionnement de nos clients", a précisé un porte-parole de Total.
Plusieurs syndicats ont appelé à la grève dans toutes les raffineries de Total alors que le groupe pétrolier se prononcera le 29 mars sur l’avenir du site de Dunkerque, menacé de fermeture.
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Mercredi 17 février 2010
Depuis lundi 15 février à minuit, date de l’ultimatum fixée par les syndicats réclamant le redémarrage de la production, les travailleurs occupent la raffinerie.
Philippe WULLENS, délégué SUD déclare :
"L’occupation se poursuivra "jour et nuit jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites"
L’intersyndicale nationale Total SUD, CGT, FO, CFDT et CGC appellent à travers tout le pays , l’ensemble des salariés du groupe aval Total à la tenue de 2 h de grève minimum avec assemblées générales le 17 février pour :
1. exiger le retour dans un fonctionnement normal des instances et la tenue d’un CCE « zéro » dans la première semaine de Mars 2010.
2. contraindre TOTAL à investir dans l’ensemble de nos sites et pérenniser l’emploi.
3. l’organisation d’une table ronde nationale sur l’avenir du raffinage en France
Ce conflit peut déboucher sur une lutte majeure et montrer la voie que « les travailleurs ne paient pas la crise ! ».
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Manifestation vendredi 12 février 2010 - 15h00 - Place Jean BART à DUNKERQUE
POUR LES TOTAL, POUR LES SOUS-TRAITANTS, POUR LES FAMILLES.
TOUS À DUNKERQUE LE 12 FEVRIER 2010 !
À l’issue de la manifestation du 04 février, François CROQUEFER, secrétaire de l’UL CGT de Dunkerque lançait « Rendez-vous le 12 février à 15h00, Place Jean BART ».
À l’appel de camarades, dirigeants de divers UL du Pas-de-Calais, « Les bus de la solidarité de classe » ont été commandés, et tout s’organise pour amener le soutien concret de la CGT de l’arrondissement de Béthune et environs (Lillers-Bruay-Auchel…) et d’Arras, aux camarades en lutte pour le maintien des emplois et de l’outil de production de TOTAL Dunkerque.
De nombreuses entreprises locales sont concernées : ainsi, Forclum, Cegelec, SIM, Optéor et d’autres, sont des entreprises sous traitantes de TOTAL Dunkerque, et pour ce mois de février, un arrêt décennal de maintenance avait été programmé pour plusieurs mois.
Plusieurs centaines de travailleurs en CDI mais aussi intérimaires auraient pu œuvrer à la remise en conformité de la Raffinerie des Flandres, si Total n’avait pas stoppé net les travaux, au nom de la rentabilité financière du groupe qui pourtant affiche 9 milliards € de bénéfices nets chaque année.
Christophe de MARGERIE, l’arrogant bourgeois, PDG de TOTAL, à 10 millions € de salaire annuel, se croyait débarrassé du problème en annonçant le report en juin de la décision concernant La Raffinerie des Flandres. Mais il a oublié un paramètre important, la combativité des salariés qui entendent continuer à produire à Dunkerque, et la solidarité qui se déploie de plus en plus entre les travailleurs, victimes des plans de restructuration, des fermetures… et des manœuvres financières et capitalistes du patronat et de ses sbires au gouvernement !
Les politiciens ont su verser des larmes à l’annonce de cette « fermeture », mais pour beaucoup, c’était des larmes de crocodile, car personne n’a été dupe des manœuvres électoralistes, tant ils sont aux abois et bas dans les sondages… pour toute réponse, un terminal gazier fantôme et une école privée !
1 000 emplois menacés directement et indirectement, 1 000 familles et des milliers d’enfants en marche vers la précarité dans un zone industrielle et dans une région, frappées de plein fouet par la crise économico-financière… n’est-ce pas suffisant pour que toute la solidarité de classe soit puissante ?
Les dirigeants de nos UL CGT l’ont compris et ont pris la responsabilité de s’inscrire dans cette lutte : car ne rien dire, ne rien faire, c’est laisser faire, c’est laisser les mains libres à un patronat de plus en plus arrogants et complètement décomplexé par le soutien sans faille des dirigeants politiques de droite de ce pays !
OUI, nous osons dire que : la CLASSE OUVRIERE va rester DEBOUT, qu’elle va LUTTER, qu’elle va organiser la RIPOSTE, qu’elle va FAIRE FACE, qu’elle va EMPÊCHER les fermetures, qu’elle va mettre les patrons, les financiers et les politiciens véreux devant leurs RESPONSABILITÉS…
FINI L’IMPUNITÉ, FINI LE ROULEAU COMPRESSEUR CAPITALISTE !
QUE LES PATRONS, LE MEDEF, l’UMP et ses satellites… LE COMPRENNENT BIEN !
TOTAL DUNKERQUE NE FERMERA PAS ET IL N’Y AURA AUCUN LICENCIEMENT !
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Total Dunkerque :
Rassemblement devant le siège de Total à La Défense (92)
CGT – SUD – FO – CFE-CGC – CFDT
Appel des organisations syndicales
Manifestation le 1er février 2010
Jour du CCE sur l’avenir de la raffinerie des Flandres au siège social de Total RM à la Défense
Inscrivez-vous nombreux auprès des organisations syndicales CGT – SUD – FO – CFE-CGC – CFDT
* En solidarité avec les salariés des Flandres * Pour défendre l’emploi et l’industrie du raffinage * Pour exiger une politique d’investissement développant et pérennisant l’ensemble de nos sites industriels et bassins d’emploi
Les organisations syndicales de chaque établissement appelant à participer à cette manifestation se chargent d’organiser le transport pour un point de rassemblement fixé à 12h00 au pied de la Tour Total Michelet à la Défense.
Lire le PDF :
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En attendant d’en savoir plus, l’intersyndicale CGT-CFDT-SUD-CFE-CGC reste sur sa position. « Nous réclamons le redémarrage de la raffinerie des Flandres et une table ronde sur l’avenir énergétique du pays », déclare Charles Foulard de la CGT. Le 11 février, Total annoncera ses bénéfices 2009, attendus à 8 milliards d’euros. Depuis 2000, le groupe a racheté pour plus de 25 milliards de ses propres actions afin de les annuler.
Charles FOULARD, coordinateur CGT majoritaire déclare :
"Total pour calmer le jeu avant les régionales, repousse la décision de la fermeture de la raffinerie des Flandres, à Mardyck (59-Nord) à la fin du premier semestre"
"Nous réclamons le redémarrage des Flandres et une table ronde sur l’avenir énergétique du pays".
Le 11 février, Total annoncera ses bénéfices 2009, attendus à 8 milliards €. Depuis 2000, le groupe a racheté pour plus de 25 milliards de ses propres actions afin de les annuler.
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